Participez à l’escape game dans Montmartre pour voir une dizaine d’endroits uniques qui incarnent l’identité de Montmartre. Ce florilège a été choisi pour vous montrer les lieux emblématiques de la Butte (Sacré-Coeur, place du Tertre, Vignes, Maison Rose, Passe-muraille…), mais aussi, d’autres moins connus et pourtant, tout autant dignes d’intérêt. Mais, nous ne les nommerons pas afin de vous préserver en entier le suspens des jeux. Voici, en plus des lieux à explorer au cours du jeu, une petite sélection hétéroclite d’endroits que nous vous conseillons à Montmartre.
Le Mur des Je t’aime
Situé dans le square Jehan-Rictus, sur la place des Abbesses en face de l’église, cette œuvre détourne l’image du mur pour appeler à la paix et à l’amour. C’est le la force du lien d’amour qui dépasse toutes les oppositions. Réalisée par Frédéric Baron et Claire Kito, cette œuvre est composée de 40m2 de carreaux de lave émaillée sur lesquels « Je t’aime » est écrit dans 311 dialectes. Les éclats rouges disséminés sur le mur formeraient un cœur s’ils étaient rassemblés.
Le moulin le Blute-fin, ici peint par Vincent Van Gogh en 1886

Composant avec le Radet le Moulin de la Galette, le Blute-Fin est situé un peu plus bas, sur la rue Lepic, aux numéros 75-77. Intégré dans une propriété privée, il ne se visite pas. Toutefois, on peut parfaitement le voir et c’est assez impressionnant. Son nom vient du verbe « bluter », qui signifie tamiser la farine pour la séparer du son.
Le Musée de Montmartre

Situé au 12 rue Cortot, le musée de Montmartre occupe l’emplacement des anciens appartements d’Auguste Renoir (dans l’aile gauche du musée). Ce dernier y séjourna de 1875 à 1876, avant de s’installer au château des Brouillards, et plus tard, de Suzanne Valadon et de son fils Maurice Utrillo. A l’extérieur, nous apercevons la chambre du peintre montmartrois reconnaissable par ses barreaux posés à la fenêtre. En outre, la visite du musée est l’occasion de découvrir l’appartement et l’atelier de la mère et du fils, reconstruits à l’identique de ce qu’ils étaient.
Le Placard d’Erik Satie

Si vous vous promenez dans cette rue Cortot, vous pouvez jeter un œil au numéro 6. C’est à cette adresse que le compositeur Erik Satie vécut de 1890 à 1898. Autrefois musée (le plus petit du monde), ce « placard », comme l’appelait Satie, ne se visite plus.
La rue de l’Abreuvoir, dans le prolongement de la rue Cortot

Jadis, la rue de l’Abreuvoir comme le rappelle son nom, conduisait les Montmartrois à un réservoir. Il était alimenté par la fontaine du Buc (tous deux aujourd’hui disparus). En contrebas de la Butte, leurs animaux pouvaient s’abreuver. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’ancien « Chemin de l’Abreuvoir » proposait un pittoresque spectacle. Là-bas, se mélangeaient artistes, fêtes et bétail dans une harmonie toute montmartroise.
L’église Saint-Jean

C’est, avec l’église Saint-Pierre, l’une des deux paroisses de Montmartre. Vous la trouverez en face du métro Abbesses, au numéro 19 de la rue du même nom.
Son architecture est très intéressante et sensée. Elle représente à la fois l’Art Nouveau, la recherche et le progrès du début du siècle dernier. L’architecte Anatole de Baudot a refusé de couvrir l’église de matériaux « superflus ». Alors, il propose le ciment armé et la brique, une architecture nouvelle, en adéquation avec le développement de l’industrie. Cette caractéristique singulière aboutit à un ensemble spécial. En effet, elle s’associe aux charmes orientalistes de l’Art Nouveau grâce à ses lignes courbées et à sa céramique bleue. Quant à elle, l’intérieur de l’église mérite d’être admirée par son traitement rigoureux de l’espace et de la lumière.
Le Moulin Rouge

Symbole de la fête parisienne, ce cabaret mythique, se trouve à Pigalle, au 82 boulevard de Clichy. Le Moulin Rouge est inauguré en 1889. A cette époque, la fête bat son plein dans le 18ème arrondissement, il vient de s’agrandir suite à un décret de Napoléon III. Le Tout-Paris vient alors y danser la quadrille et le cancan. Cet établissement est représenté par son aspect haut en couleur, ses danseurs de qualité et son charme extravagant par ses décors. Ce lieu est un succès qui ne se dément pas depuis 130 ans.
De nombreuses personnalités, comme Mistinguett, Elton John, Édith Piaf, Jean Gabin, Liza Minelli, Franck Sinatra, Yves Montand ou Charles Aznavour s’y sont produits.
Voici une anecdote. Depuis 50 ans, le Moulin Rouge ne proposent que des spectacles dont le nom commence par un « F ». Et oui…le French Cancan a donné au cabaret ses lettres de noblesse. Son choix vise à garantir le succès des nouveaux spectacles et à éviter les échecs.
La Halle Saint Pierre

Témoignage de l’architecture de style Baltard, la Halle Saint Pierre se trouve en contre bas du Sacré-Cœur, au 2 rue Ronsard, face au square Louise Michel. Musée, elle promeut les arts naïf, brut et contemporain. Par ailleurs, vous y trouverez également une librairie, un auditorium et un café.
Le cimetière de Montmartre

Inauguré en 1825, sur l’emplacement des anciennes carrières de Montmartre, il est le troisième plus grand cimetière de Paris (ex aequo avec celui des Batignolles). Il se trouve au 20 avenue Rachel, sous le pont Caulaincourt. De nombreuses personnalités y reposent : André- Marie Ampère, les frères Goncourt, Hector Berlioz, Stendhal, Jacques Offenbach, Émile Zola, plus récemment, Dalida, François Truffaut, Jeanne Moreau…
L’avenue Junot

La cossue avenue Junot est construite à l’emplacement du délétère Maquis, habité par la bohème d’une autre époque. Elle relie la rue Caulaincourt et la place Marcel Aymé.
Si vous souhaitez vous y promener, sachez qu’elle abrite les maisons de Francisque Poulbot et de Tristan Tzara. Respectivement aux numéros 13 et 15, les deux maisons sont mitoyennes. Vous reconnaîtrez celle du dessinateur à sa mosaïque mettant en scène les enfants de Montmartre. De plus, celle du chef de file du dadaïsme est, quant à elle, particulièrement intéressante. Elle est construite par Adolph Loos, la seule réalisation en France. En plein Art Nouveau, l’architecte autrichien dénonce ses ornements. Il propose alors, une architecture reposant sur la fonctionnalité et qui annonce notamment celle du Corbusier.
La Villa Léandre

Enfin, vous pouvez également jeter un œil à la Villa Léandre. Cette petite impasse sinueuse rappelle l’esthétique anglaise, perpendiculaire à l’avenue Junot. D’autant plus qu’elle fut la planque de plusieurs résistants, lors de la Seconde Guerre Mondiale.



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